jeudi, juillet 30, 2020

« Route Départementale 75 », mon nouvel album, sort aujourd’hui

« ROUTE DÉPARTEMENTALE 75 » mon nouvel album, sort aujourd’hui en digital, il est constitué d’un seul morceau de deux heures de musique perpétuelle. J’ai fabriqué une musique, qui, je l’espère, n’a ni début ni fin

Itunes https://music.apple.com/fr/album/route-d%C3%A9partementale-75/1504488375

Spotify https://open.spotify.com/track/4PznaTuNextpqJeyl9kZB2?si=qaRIl-WGTwSb-9rQz72Ruw

Deezer http://www.deezer.com/track/913194562

Youtube (clip pour vous hypnotiser) https://youtu.be/EQ-WAA_VtL0

Pochette Annabelle Fadat


samedi, juillet 25, 2020

Concerts en jardin

Hier je jouais à Trélou sur Marne, dans un jardin, grâce à La Biscuiterie, salle de spectacle de Chateau Thierry, que j’aime beaucoup. Cet été ils organisent des concerts dans des lieux aérés avec bonne distance entre les gens du public. C’est une salle qui a rebondi suite à la crise sanitaire pour chercher des solutions. Ainsi je jouais pour la sixième fois en public, depuis le déconfinement. J’ai apprécié de jouer dans ce cadre. En ce moment, les concerts sont rares, pour certains ils sont même impossibles, et je sens que mon rythme habituel est rompu. Pour certains de mes amis qui n’ont pas encore rejoué live, ça va être un moment étrange. Mon précédent concert date du 9 juillet et pourtant je me sentais quelque peu rouillé. Pour parler plus clairement, certains réflexes reviennent moins vite qu’il y’a quelques mois, du fait de ce confinement. Certains accords qui ne se plaquent pas avec autant de fluidité, le poignet qui se chauffe plus lentement. J’ai repris les concerts en mai, en formule miniature devant très peu de gens, pour éviter de rouiller. J’ai la chance d’en avoir fait quelques uns et d’avoir encore des dates qui arrivent, sans savoir si elles vont sauter ou pas. Le re confinement reste une crainte. Mais le fait de remplir l’agenda permet de jouer en concert et donne de la perspective. J’ai encore 7 dates qui arrivent. Les promesses d’après dépendent de la ré ouverture des salles en lieu clos. L’autre difficulté en ce moment c’est de pouvoir jouer avec des musiciens. Si il est possible de jouer en concert, les organisateurs préfèrent les formules solo, qui passent mieux pour des raisons sanitaires. Enfin, nous sommes certains à jouer cet été. Pourtant les médias titres que les « concerts ne reprendront qu’en 2021 ». Une fake news doublée d’un mépris pour ceux qui trouvent des solutions. Nous avons du public, parfois des scènes, souvent des sonos, souvent des cachets. Je ne sais pas en quoi ce ne sont pas des concerts. Qui plus est l’été les concerts sont souvent en extérieur. Les médias sont difficiles à comprendre. 

vendredi, juillet 24, 2020

Mixages terminés

Ce coup ci c’est bon. J’ai trouvé le chainage qu’il me manquait pour le mixage de l’album rock dont je parlais ici. Un chainage c’est une suite d’éléments qui, en chaine, permettent le mixage. Certes la mise en volume par l’agrandissement de surface sonore est importante. On place ici des réverbérations, ici des delay, par là des effets de phases. On donne une profondeur de champ. Certes. Et oui, le bon équilibre des fréquences donnera du relief au mixages. Pourtant une fois les pièces formées, une fois les équilibres de fréquences dessinés, le mixage n’est pas prêt. Il lui manque du caractère. Les effets spéciaux peuvent ajouter du fantasme et de la couleur. Ils raconteront des choses en plus. Par exemple un chorus sur une guitare donne un aspect liquide. Et ces choses là sont des partis pris esthétiques. Le fait de ne désirer aucun effet peut être aussi un parti pris. A partir de ce moment là les chainages vont être cruciaux. Cet ajout de couleur, qu’on pourrait comparer à l’étalonnage d’un film, va donner toute sa lumière, tous ces contours au mixage. On mélange des pistes sonores oui, mais lorsqu’on les colore il faut trouver l’ordre de passage et les bonnes matières. Pour comparer à la peinture, je dirais que ça ne revient pas au même de peindre les verts avant les jaunes, les aquarelles après les acryliques. C’est une cuisine et je n’avais pas trouvé les bonnes façons de faire avec ce disque rock. Il a été enregistré en décembre 2014 au studio CBE, en quasi improvisation sur des chansons à moi, certaines déjà publiées et d’autres non. Je voulais un disque de hard rock. Mais mon jeu de guitare était blues rock, le jeu de batterie de Ollie Joe garage et la basse de Blondine dub. Il aurait été possible de le mixer comme le second PIL, mais les chansons était bluesy pop, pas du tout kraut. Pas du tout dub. A l’écoute du résultat je n’ai pas su quoi faire de ce disque en 2015. Je l’ai laissé de côté. Entre temps les chansons qui étaient neuves sont sorties dans d’autres versions. 5 ans plus tard j’écoute cet album perdu et j’ai envie de le mixer, et Super Apes est tenté de le publier. Comme j’étais en train de mixer mon album « confinado » prévu pour septembre, il a fallu que je change mes méthodes. Mes limiters et compresseurs étaient trop agressifs pour cet album rock. J’ai beaucoup cherché le son de cet album rock. Puis j’ai trouvé cette semaine. Les dix titres sont dans la boite. J’ai même une idée de pochette, que je vous montre ici.
Un carré blanc avec nous trois musiciens dedans. Ollie, Blondine et moi. 


samedi, juillet 18, 2020

Slalom

Alors que l’épidémie repart, je slalome entre les dates de mon agenda. Un concert festival de janvier vient de s’annuler. Bien sûr janvier 2021 est loin mais il s’agit d’une soirée spéciale durant laquelle mes amis et moi devions accompagner tout un tas d’interprètes. Impossible à organiser les prochains mois à cause de ces difficultés d’agenda. La soirée est reportée.
Plus pénible: la salle Les Cuizines annule une date de notre duo Kim&Cléa sans nous prévenir et en l’annonçant sur internet. Non content de l’apprendre sur le web, j’ai été tagué par la salle sur Instagram. Lorsque je leur écris pour leur faire part du manque de correction, ils évoquent la situation compliquée du Covid. Taguer un compte sur Instagram demande 3 secondes. Ecrire un mail d’annulation demande 25 secondes. Je n’ai pas été ravi de cette impolitesse. Je l’ai fait savoir, Cléa aussi, et l’organisateur également. Ce qui est injuste et déplaisant c’est que c’est la salle qui nous considèrera comme des râleurs. Les salles ont toujours raison. Les producteurs aussi. Nous, musiciens, ne sommes que des pions. L’industrie de la musique est également la seule à n’avoir jamais admis faire des erreurs dans la gestion de la crise économique culturelle. Les maisons de disques ont accusé les musiciens de ne pas savoir évoluer. Puis elles ont accusé le public de pirater la musique. Puis elle a accusé internet d’être perméable, puis les disquaires d’être sectaires. Enfin elle a accusé les tourneurs et producteurs de spectacle de s’enrichir sur leur dos. Les maisons de disques en sont même venues à taxer les spectacles sur le dos des tourneurs avec la seule excuse de « c’est bien normal ». Enfin, étant incapable de gagner un centime, les maisons de disques ont décidé de monter des boîtes d’édition musicale pour récupérer la moitié des droits d’auteur avec la même excuse: « c’est bien normal après tout ». Ajoutons que les maisons de disques prennent 80% de la recette dans le cas d’une licence et 93% dans le cas d’un contrat d’artiste. Bien sûr pour nuancer tout cela, je dirais que je comprends une chose: la bataille de l’investissement musical est semé d’inconnu, et la prise de marché est une sacré bataille. Mais tout de même, un peu de tenue. 

vendredi, juillet 17, 2020

Agenda mix et projets

Depuis deux jours je mixe des chansons. 3 pour Les Clopes, et 6 pour mon disque prévu chez Super Apes pour l’automne. Le résultat, très garage, commence à me plaire. Mon album « confinado » est prêt pour septembre. Alors je continue les mixages pour celui d’après. Et je commence à fabriquer l’album 2 de Les Clopes. 
Et puis l’agenda se remplit, avec des promesses. Jouera t’on? 
Ce matin j’ai aussi eu une réunion avec un label jeunesse pour un projet de disque. Je ne sais pas encore si je peux en parler. J’attends l’aval. Mais je suis super content. 


lundi, juillet 13, 2020

Concert chez Alriq

Ce fut un super moment. Le 9 juillet j’avais une carte blanche chez Alriq, à Bordeaux. A cause des mesures sanitaires la date était difficile à maintenir. J’avais invité 8 musiciens en plus de mon concert. La préfecture a enlevé 1/3 de la jauge normale d’Alriq pour cause de covid. Alors nous avons enlevé 1/3 de notre somme sur nos cachets. Et la date a pu se faire. Il y’avait Siz, Cléa Vincent, Cocktail Bananas, Th Da Freak, Blondine Morrison, Jessica Bachke, Henri Caraguel, Damage Case et moi. Nous nous sommes parfois mélangés. J’ai présenté tout le monde pour la lisibilité. Nous avons fait complet à 400 places et ce fut un soulagement de pouvoir jouer en live pour autant de gens. J’ai repris les concerts en mai, rapidement, dans des jauges miniatures, chez l’habitant, mais là c’était une grosse jauge. Avec mesures sanitaires, en plein air avec masques et gel. Rejouer avec du volume sonore était super agréable. C’était les 30 ans du lieu!
La suite, on verra. J’ai des dates. Est ce qu’elles vont toutes avoir lieu? J’entends parler d’un confinement du sud ouest dans trois semaines. On verra. En ce moment c’est comme ça: on verra. 







mercredi, juillet 08, 2020

Mixages

Hier j’ai fini les mixages de « confinado » mon album prévu pour septembre. J’ai aussi écouté l’album que j’ai prévu pour octobre, chez Super Apes. Un album de rock. Et je vais devoir revenir à zéro. Le chainage que j’ai utilisé pour le mixage ne convient pas. J’ai utilisé des machines secrètes. Mais dans le mauvais ordre. C’est difficile de revenir en arrière sur un mixage ou n’importe quel procédé musical. Pourtant on ne revient pas vraiment en arrière. J’ai appris pendant ce premier mixage. J’y ai vu un traitement sur la guitare, auquel je ne pensais pas. Ca restera en filigrane dans le prochains mixage. Et puis ça m’a rendu des oreilles fraîches pour « Confinado ». Ce qui est difficile c’est de terminer une journée avec des résultats à la poubelle.