mardi, août 15, 2017

LE MINI CARNET IMPROVISE

Une improvisation de dessins, sur un gros paquet de mini pages. Le carnet mesure environ 5 cms par 2 cms, et il y'a une boucle pour l'accrocher quelque part, comme par exemple au frigo. Attention, il n'y a qu'un seul exemplaire disponible puisque c'est fait main.
Il est pas hyper cher, ca va. 







samedi, juillet 15, 2017

A LA MODE (premier album)

Voici le premier album de A LA MODE. Une toute nouvelle formation de Jazz Rab. 7 titres originaux et époustouflants disponibles cet été en CD et Digital. 
Si telle est bien la pochette de ce premier long format, en voici le verso pour vous apporter plus d'informations:



Oui, ce premier enregistrement est indispensable à votre collection. Petits chanceux que vous êtes, vous, oui, vous qui écoutez de la musique en disque lazer, car l'album d'A LA MODE sera d'abord disponible dans ce format CD en carton plat, idéal pour amener en vacances, dans votre sac à main, votre banane XXL, ou votre sac en toile. Il jouxtera à merveille le reste de votre discothèque pop et jazz et saura aussi vous servir de magnet sur votre frigo. Quel joie!
Quelques jours plus tard, ce même album sera disponible en digital partout, et vous pourrez en parler à vos amis d'Ukraine ou du Mexique sans aucun souci. 

Commandez au plus vite l'album d'A La Mode, la toute première formation de Jazz Rab, couleur jazzy auto revendiquée par le sextet. Car dans "Rab", il y'a un "B".







 LE PRIX CONTIENT LE TIMBRE ET L'ENVELOPPE MOELLEUSE


mercredi, juin 07, 2017

CASSETTES D'IMPROVISATIONS

Depuis quelques temps j'enregistre des improvisations, filmés sur facebook, en live. 

Je vous propose d'en acquérir dans des versions cassettes personnalisées, bleues. 

Au programme:

1) une improvisation clavier/guitare/beatbox/omnichord/sax

2) une improvisation clavier/guitare/sax/beatbox/trompette/xylophone


Le prix est le même, il suffit de me dire laquelle vous voulez et de commander ici

 Elles sont bleues, customisées. 









 

jeudi, mai 11, 2017

Depuis quelques mois il s'est passé des choses

Je n'ai pas tenu ce blog de façon narrative ces derniers mois. Pourtant l'année 2017 à commencé de plein de chouettes façons. 
Fin 2016 je donnais les premières de mon spectacle jeune public "Planète Fanfare", produit par le Studio Fantôme à Brest. Un spectacle qui mélange comédie, dessin animé et musique, sur des textes d'Arnaud Le Gouëfflec et des musiques et dessins animés que j'ai fabriqués. J'y joue la comédie et de 9 instruments, parmi lesquels la batterie, le clavier, la steel guitar, le banjolélé, le thérémin, le balafon, la trompette, le sax, le trombone. À la suite de ces premières dates il y' eût aussi les premières dates promo et concerts de Yuksek, et comme j'ai co écrit et co chanté et co joué deux titres de son album, je me suis retrouvé à chanter et jouer de la guitare avec lui et ses musiciens sur les scènes du Grand Journal, du Quotidien, et des Trans Musicales de Rennes. Au même moment Cléa Vincent venait de sortir son premier album dans lequel j'ai co écrit "soulevant" avec elle, ainsi elle m'invitait à la release party de son album pour que j'y chante une de mes chansons "Muriel" accompagné par elle et ses musiciens. 
Fin décembre je sortais aussi un single isolé, en 45 tours et digital, avec un rocksteady chanté en anglais avec des paroles de Valérie Hernandez, et un reggae chanté en italien avec des paroles de Youssef Abado. "Guuurl/Tesoro mio a te" sortait pour Noël sans que je m'en rende compte. Avec ma première chanson en italien. 
Nous avons commencé le mois de janvier par un double enregistrement au studio CBE. Un lundi nous avons enregistré, en live, un album avec mes amis Cocktail Bananas. Pour ceux qui découvrent mon blog, ce groupe bordelais existe depuis 2000, j'y ai joué de façon soutenue en son sein jusqu'à 2008, en tant que banjoiste chanteur et auteur de chansons, puis de façon intermittente  depuis mon aménagement à Paris voila presque dix ans. Comme c'est un groupe folk avec plusieurs auteurs/chanteurs, il est de ce fait à géométrie variable. Cocktail Bananas est cependant stabilisé depuis trois ans autour de Hugo Berrouet (batterie), Henri Caraguel (guitare), Julien Perugini (contrebasse), Jessica Bachke (violon, guitare). Tout le monde chante, tout le monde écrit. En général je rejoins Cocktail Bananas l'été pour quelques dates au bord de la mer. Ma place est désormais plus fluctuante, je joue des percussions, chante, joue du dobro. Pour l'album nous nous sommes fixés 10 chansons. Trois d'Henri, trois de Jessica, trois de Julien et une à moi. Cléa Vincent et Guillemette Foucard sont venues en renfort pour du piano et des chœurs. 
Le lendemain nous enregistrions 8 titres avec À La Mode, notre sextet de jazz, avec Olivier Ikeda (sax ténor), Raphaël Thyss (trompette, bugle), Cléa Vincent (piano), Raphaël Léger (batterie), Baptiste Dosdat (contrebasse) et moi même (guitare, sax alto). Je n'ai pas fini les mixages mais ce fut un moment superbe d'unité. Dans cette formation tout le monde écrit, et tout le monde improvise. Nous avons ensuite joué en concert. Ce disque est en chantier. 
Tout comme mon album solo, mon prochain, chez Midnight Special Records. Certaines de mes chansons en sont à leur quatrième version. Au studio, avec Marius et Victor, nous peaufinons. Si bien qu'un single fut programmé, en 45 tours, pour février. "Racha From Aleppo". Une chanson de reggae au texte politique et au mixage dub de Marius pour la face B.
Plus tard ont repris les concerts avec Carmen Maria Vega pour qui je suis en ce moment guitariste/clavieriste/omnichordiste et arrangeur. Au même moment je terminais les répétitions d'un tout nouveau spectacle, "La Musique tout ca tout ca" un seul en scène que j'ai écrit durant l'automne, à propos de la musique, mise en scène par Guillaume Delvingt. C'est du théâtre, uniquement. Donc une toute nouvelle forme pour moi. Il s'agit de La Musique qui va chez son psychanalyste. La première fut début février. Une expérience particulière pour moi. Appréhender une nouvelle forme est stimulant. J'espère pouvoir développer ce spectacle. 
Puis l'album de Yuksek est sorti, "Nous Horizon". J'en étais fier et ravi. J'ai co écrit "sunrise" avec Yuksek et Valérie Hernandez, et ai co écrit "We love/Nous horizon" avec Yuksek. Nous co chantons aussi et je joue de la guitare, un poing sur un piano et des cris. J'ai adoré cet enregistrement et adore son album. Yuksek est, pour moi, un grand musicien. Je l'ai aussi accompagné à sa Cigale et au Printemps de Bourges. Joie. 
Le mois de février à continué de façon hétéroclite puisque notre spectacle "De La" avec Héloïse  Vellard est remonté sur les planches. C'est un duo Musique/Danse que nous avons créé un an auparavant. 
Puis j'ai rejoint Jorge Bernstein & The Pioupiou Fuckers vers Nantes pour y enregistrer un album en trois jours, une rencontre entre leurs chansons et les miennes, pour un disque qui sortira dans quelques mois, le temps que leurs activités et les miennes avancent. Par exemple mon album pop chez Midnight Special Records. 
J'ai rejoué mon spectacle "Planète Fanfare" puis "La Musique tout ca tout ca", puis les concerts de chansons, accompagné par "La Pizza", mon back band avec Cléa Vincent, Raphaël Léger, Blandine Millepied et Batist. Puis je terminais l'écriture de ma bédé "La planète fromage", publiais quelques âneries via mon crew virtuel Craignos, chantais des chœurs pour le prochain album de ALB à paraître en septembre, puis publais mon nouveau 45 tours "Racha from Aleppo" chez Midnight Special Records. 
Avec Cléa Vincent nous avons repris nos ateliers d'écriture de chansons pour son nouveau disque "Tropi-Cléa". Ce coup ci ce fut même à trois paires de mains puisque "Destination Tropicale" fut écrite par Raphaël, Cléa et moi. Elle m'invitait à la chanter en duo avec elle et à y jouer de la guitare pour l'enregistrement également. Le disque vient de sortir. 
Entre temps est sorti l'album "Santa Maria" de Carmen Maria Vega sur lequel j'ai passé beaucoup de temps depuis trois ans. D'abord en auteur de chansons puis en réalisateur et musicien. J'ai écrit "Trans" et "Ultra Vega" et ai réalisé 11 titres de l'album, sur 12. J'aì joué la plupart de ses batteries, quelques guitares et quelques claviers. Je suis très fier de cet album. Sa sortie fut une immense joie. Les concerts continuent avec Carmen. 
J'ai aussi publé ma première chanson en arabe en mars, avec des paroles de Youssef Abado. Un single digital isolé, qui ne sera pas sur mon album. Mais qui enfonce un clou, celui de mon envie de chanter dans un maximum de langues. 
Je n'ai pas beaucoup dessiné mais je m'y remets, ainsi qu'à la vidéo.
Nous avons tourné un clip, avec Béton Plastic, groupe virtuel incongru, dans la série "Scopitone is not dead". Du coup nous avons rappelé le même réalisateur, David Vallet, de Scopitone is not dead, pour mon prochain clip solo, qui sera aussi le nouvel extrait de mon prochain album chez Midnight Special Records. Le single "Helena Rose Ballad" sortira dans un mois, avec un clip. 




mardi, mai 09, 2017

"la musique c'est chouette"

Voici une nouvelle série de vidéos dans laquelle je vous parle hyper vite d'un disque que j'aime beaucoup. 

Voici le 1

lundi, mai 01, 2017

Erreurs chez les musiciens: l'émerveillement orientée et ses pièges

Il m'aura fallu des années et une observation médiocre pour me rendre compte tardivement d'une curiosité erronée chez mes amis musiciens: Celle d'un émerveillement orienté. J'en suis surpris, naïvement, malgré la grande affection que j'ai pour mes compagnons de musique, ceux même pour qui j'ai une si grande admiration. Car je les admire, oui. La difficulté qu'éprouve un musicien à communiquer avec le mot juste va de paire avec son empathie si particulière. Celle même qui lui permet de trouver le dessin parfait avec des sons résumant d'un coup de musique tout un sentiment que nous serions bien génés de raconter. Ils savent résumer un invariant universel et intime, en même temps qu'ils sont incapables de se souvenir quelles études poursuit votre nièce. Pour autant, c'est l'empathie du musicien que j'admire. Et de ce fait j'ai cru longtemps que le musicien, ou la musicienne, était curieuse et toujours capable d'émerveillements. C'est inexact, j'en suis surpris moi même. Au début de son apprentissage, le musicien est gourmand et souple. Il est prêt à ressentir tout et n'importe quoi lorsque la musique fait son apparition. Il a faim, il se cultive, il a besoin de mots, de couleurs, de sons. Sa palette prête, il s'exerce et finit par se faire entendre. Si tout se passe bien, des auditeurs se reconnaissent dans sa musique. Épanoui, le musicien tente d'enfoncer le clou, de dessiner toujours mieux son propos, ses ressentis. C'est à ce moment là que l'émerveillement se fait la malle. Bien sûr il faut du temps pour s'en rendre compte. Le musicien creuse son sillon et dans un premier temps il construit son chantier avec une sacré réserve émotive. Puis arrive ce moment étrange où il se fait la réflexion de ne plus trouver de musique à écouter. C'est l'acte 2 d'un moment de fermeture. Le musicien se retourne vers ce qui le réconforte: de la musique telle qu'il en a entendue lorsqu'il était, jadis, en jachère. Fatalement, il retrouve ses racines et croise sur sa route, tel un saumon qui remonte une rivière, des comparses partageant à priori ses goûts et ses conforts créatifs. L'acte 3 est encore plus un acte de fermeture: le musicien aime la musique qu'il aurait pu faire. Il devient client d'un soi fictif, projection retadée d'un lui même jouant le même film que lui, des années plus tard. J'ai vu mes amis aimer une musique qu'ils auraient pu jouer. Mon ami claviériste considèrera que les concerts manquent toujours de claviers, quand mes amis rockers ne comprendront pas pourquoi les groupes actuels jouent avec des samplers, tandis que les amis joueurs de musique folk ne souffriront pas la moindre dose d'électricité durant des spectacles. Au fond aucun d'eux ne vient aux concerts débarrasés de leurs égos. Et c'est fort dommage. J'ai mis du temps à m'en rendre compte et accuse dans cette posture que je critique une certaine forme de solitude dans ces phrases égotiques de musiciens appeurés. Une certaine forme de peur de l'exclusion. Avoir 40 ans et garder les oreilles fraîches à l'écoute de nouvelles formes de musiques demande une gymnastique et de l'entraînement. Les annèes passées ne reviendront pas, et si des jeunes musiciens se servent dans le passé pour enrichir leurs discours de clins d'œil ludiques aux musiques passées, ce n'est jamais adressé aux musiciens les plus vieux. Et tant mieux. Il s'agit plutôt d'un espace imaginaire dans lequel ils convoquent leur jeune génération, un forum dans lequel, tel un poste de douane, ils se débarassent des souvenirs encombrants pour mieux les banaliser, pour passer au travers  du temps chronologique. Non, les jeunes gens de la pop qui utilisent aujourd'hui des codes renvoyant aux années 1990 ne nous parlent pas à nous, ils ne s'adressent pas à nous, nés dans les années 70. Et ils ont bien raison. Ils s'adressent à leur génération et les questionnent sur un passè commun en vu d'un avenir possible en commun. C'est une invitation. Le meilleur angle pour l'apprécier lorsqu'on est un musicien qui joue depuis plus d'une décennie ou deux, c'est de rester modeste et émerveillé à cet appel là, celui de la génération d'un nouveau son. S'y immiscer ne sert à rien. Écouter suffit, en marge, et ne surtout pas attendre une invitation. Regarder leur panache et peut être douter sur le notre, le remettre en cause. Les musiciens de la vingtaine sont formidables parce qu'ils sont en fusion avec leur époque. Il n'y a pas à se reconnaître ou pas dans leurs actions. Ils sont eux, nous sommes nous, et tout est en place. Comme lorsque nous étions des enfants et que nos idoles étaient de grands adultes. Musiciens de plus de dix ans d'activités, ne jugez pas la jeune génération, ne l'écoutez pas avec vos oreilles, écoutez la avec les leurs, en redevenant des spectateurs modestes qui n'attendent rien. Là, vous serez surpris pour de bonnes raisons, justement parce que ca ne sera pas les votres, pour une fois.

jeudi, mars 16, 2017

Quelques injustices entre amateurs et professionnels de la musique

Pour commencer rappelons qu'un amateur est une personne qui a une affection particulière pour une chose ou une discipline et qu'un professionnel est une personne dont l'activité devient une profession du fait qu'il en touche un salaire. 
Le professionnel peut très bien rester amateur de sa discipline, et à vrai dire, c'est préférable, mais il est difficile, c'est vrai, de garder la candeur de l'amateur non professionnel des lors que l'on perçoit un salaire. C'est même un défi. Et même un défi professionel. Car la personne qui fait mal son métier, en musique, détruit sa situation de par le peu d'engouement qu'elle propage autour d'elle durant l'exercice pénible de son tout nouveau labeur, qui, jadis, était bel et bien une activité d'amateur. Donc, on devient professionnel des lors que l'amateurisme nous a conduit sur la voie d'une facturation, grâce à la candeur et la passion de notre activité, puis tend a se transformer en labeur si l'on ne veille pas à garder l'amateurisme des débuts comme carburant, au sens premier du terme, tout en perénisant le régime professionnel que l'on est en train de construire. Sacré défi. En somme rester frais et émerveillé alors même que l'on se confronte aux réalités du marché capricieux de la demande, de l'encadrement d'un emploi du temps, d'une gestion de cahiers des charges. Pas simple de rester candide et adulte à la fois. Pourtant l'un ne marche pas sans l'autre dès lors que l'on devient professionnel. Finalement, en musique, être pro, c'est être un musicien de métier la nuit, et un incontrolable gourmand le jour. Ou inversement. Un sale gosse et un chef d'entreprise. C'est ça, faire de la musique son métier: devenir un profesionnel amateur. Le salaire tombe, mais il est ré investi en caprices créatifs. Et tout ceci s'alimente en circuit. 
Qu'en est il de l'amateur professionnalisé en alternance? Quel est son profil? C'est un musicien dont ca n'est pas le métier. Donc, non professionnel, ou plutôt non professionnalisé. Il a un métier qu'il califiera de "alimentaire" pour faire le distingo entre passion et métier. Ou bien il sera etudiant, ou rentier. En tout cas, pas de cahier des charges à tenir. D'ailleurs il peut dépenser sans compter pour la musique puisqu'il en joue pour son "plaisir", éliminant au passage avec cette phrase la possibilité que les musiciens professionels, eux aussi, aient du plaisir à jouer. L'amateur musicien pense que devenir professionel, c'est perdre sa candeur et son enthousiasme dès  lors qu'on perçoit un salaire avec la musique. Il se sent ainsi bien plus passionné que le musicien professionnel. Pourtant le musicien professionel prend beaucoup plus de risque en se jetant dans l'économie de la musique. Mais les juges ont tranché, et le peuple aussi: qui dit pognon dit suspect. D'après eux , le musicien professionnel ne peut pas être aussi passionné que l'amateur. Cette pensée débile vient d'une info érronée: le musicien professionnel accepterait, soit disant, de jouer des choses qu'il n'aime pas, pour percevoir les salaires dont il a besoin dans sa vie de musicien professionnel. J'en ai croisé, et ca existe, c'est vrai. Mais c'est un cas minoritaire et accidentel. Parfois les engagements ne correspondent pas exactement à ce que l'on attend, ou bien ils évoluent d'une façon surprenante. Le public, juge suprême, lancera la pierre: "il a joué pour l'argent, le cochon, le vilain, le pleutre". Le musicien amateur, lui, ne joue pas pour l'argent, vu que de l'argent, il en a grâce à son métier "alimentaire". Alors on ne doute pas de lui. Tout va bien, il souffre la semaine dans un emploi peu épanouissant et monte sur les planches le week end pour chanter. Un statut que les gens adorent. Et les producteurs aussi. Car le musicien amateur joue le week end, ne demande pas d'argent (ou peu) et ramène un maximum de public puisque ses apparitions sur scène sont rares, tout comme ses publications discographiques, vu qu'il manque de temps pour exercer sa passion. De plus, au boulot, il a un sacré réseau qui viendra le voir à coup sûr pour son show samedi prochain. Souvent ce profil interesse aussi les maisons de disques. En livrant une avance minus (mais maxi aux yeux d'un etudiant ou d'un travailleur de la semaine) et une bonne promo, l'amateur se voit parfois (souvent) disposer des meilleurs conditions pour diffuser sa musique. Il ne demande pas de salaire (il en a un), pas de matériel (il se l'est payé avec son emploi), se fait rare comme il faut (il manque de temps, normal) et donc a le même profil distant qu'une vedette glamour. 
Je n'ai rien contre les amateurs musiciens. C'est très bien qu'il y'en ait. Ce que j'aimerais, en revanche, c'est qu'ils jouent le jeu, eux aussi, du salaire, du cahier des charges et de l'emploi du temps. Qu'ils tentent eux aussi de jouer le mercredi soir, de recevoir une fiche de paye et de demander leurs droits d'auteurs et d'interprètes, par solidarité avec les musiciens professionels qui se tapent le sal boulot d'assainir l'économie de la musique pendant que les amateurs arrivent, la bouche en coeur, en proposant des prestations gratuites les jours où le public est dense et en sortant des disques sans aucune peur du non retour sur investissement. 
Lorsque j'ai eu la chance d'organiser mes premières expositions avec mes dessins et peintures, il y'a quatre ans, j'ai senti que j'avais l'avantage du débutant et la chance d'avoir un public, celui même qui venait et vient à mes concerts. Ainsi je brûlais quelques étapes. Par respect pour le milieu des peintres et dessinateurs, et aussi pour me donner une chance de continuer à produire mes dessins, j'ai décidé de mettre des prix de ventes. Je ne voulais pas m'entendre dire "je donne mes peintures, car ce n'est pas mon métier, je suis musicien à coté". Je m'en fous de ce que je suis ou ne suis pas. Quand je produis quelque chose, je veux coller au modèle économique auquel ma production est rattachée économiquement. Par respect pour ceux qui ont aménagé l'ecosystème avant mon passage. J'ai souffert d'entendre "nous on joue que cinq ou six fois par an en concert comme ca on crée la demande". Encore faut il pouvoir se le permettre! Personne ne demande aux jeunes groupes de quoi ils vivent.  Je ne peux pas vivre sans jouer.  Alors je joue. Puis je percois mon salaire. C'est très simple. Faisons ainsi et arêtons de séparer amateur et professionnel.  Professionnels, musiciens de métier, prenez toujours du plaisir dans vos engagements. Amateurs musiciens: prenez ce fouttu pognon. Il est à vous. Et quand on passe derrière et qu'on demande notre cachet, on passe moins pour des mercenaires. Merci d'avance.