jeudi, août 27, 2015

La Boite



Voici une boite. Elle s'appelle LA BOITE. Dedans il y'a tous mes disques et la boite est dessinée de façon unique et personnalisée. 
















ciao

vendredi, juillet 24, 2015

Début d'été

Comme prévu Juin fut plus calme que les mois précédents. Tout d'abord car je n'avais pas des tonnes de projets en cours mais bel et bien un principal, celui de jouer comme musicien du spectacle Mistinguett, et ce en alternance avec mes remplaçants. J'eus bien sûr quelques dates, mais le rythme est redescendu un tantinet. A l'inverse de la chaleur, qui, elle, n'a pas cessé d'augmenter. Sur le plan personnel et familial, Juin fut un mois chargé en mauvaises nouvelles. Mais ce blog n'est pas censé parler de ces choses là. Il y'a la musique, avant tout, qui doit être racontée ici. 
Alors voilà, le 21 juin, je continue de me souvenir que nous avons passé, mes amis et moi, une fête de la musique formidable, telle que nous la concevons et telle que nous la défendrons longtemps. Elle a mauvaise réputation, cette fête. Tout d'abord car le français est râleur. Mais aussi parce que certaines personnes se sont servi, c'est vrai, de cet événement pour vendre toutes sortes de saucisses et de boissons. C'est vrai. Puis aussi car les grandes marques et autres enseignes ont su également tirer profit de ce jour le plus long de l'année pour vendre leur saloperie de catalogue musical, montant ça et là dans la ville des podiums de plus en plus gros, avec des musiciens archi exposés pour faire venir toujours plus de public et vendre toujours plus d'espaces publicitaires. Cette grosse merde n'est pas notre fête de la musique. Non. Nous, mes amis et moi, considérons la fête de la musique comme un défouloir autour de la musique. Et le terme de "autour" prend tout son sens quand on imagine que la musique doit être jouée, ce jour là, avec des gens autour. Gamin, je me souviens très bien d'avoir entendu, en plein Bordeaux, des gens jouer du zouk, à même le bitume. Etre plongé dans la sphère d'un groupe si près était enivrant. On entendait parfaitement bien les amplis, le son tout proche de la batterie, et même les phrases que les musiciens s'échangeaient, les erreurs qu'ils jouaient. La fête de la musique c'est quand tous ensemble, musiciens, public, répertoires, improvisations, climats se rencontrent sur le bitume, et ce au delà des règles habituelles du spectacle: on ne sait pas combien de temps ça dure, ni si on reste là, on ne sait rien, on ne paye rien, on écoute ou on joue de la musique. C'est le jour de la musique. Ainsi je tente chaque année de jouer en total bénévole ce jour là, quitte à refuser des contrats. Puis j'installe du matériel dans la rue avec des amis, et nous jouons. Tout simplement. Et le plus longtemps possibles. Parfois nous n'avons aucune inspiration, parfois si. Les choses bougent. Il s'agit de musique. Parfois bonne, parfois médiocre. Mais de la musique. Rien que de la musique jouée ensemble. Ce jour là, nous avons fêté la musique. 
Puis à la fin du mois nous avons fêté la sortie du premier EP de Victorine. Je jouais un concert, mon remplaçant batterie un autre, et le clip sortait aussi. 
J'eus un peu de promotion à faire encore, avec mon disque solo "Kim sings the blues at Midnight Special Records", des articles publiés ça et là, comme dans TGV Mag, pour la première fois. 
Aussi nous publiâmes notre premier mini album avec Les Chansons de Ma Tante, encore un groupe dans lequel je suis batteur. 
Au début du mois de juillet, la canicule fut de plus en plus forte au Comédia. Le spectacle Mistinguett devint éprouvant à jouer, et pourtant j'adore ce spectacle. 
J'en profitais pour monter une nouvelle exposition de dessins au 10H10, un bar de la rue de Clery. Puis j'enchainais un concert au dobro et deux jours de studio pour enregistrer la musique du prochain spectacle de Céline Garnavault pour la compagnie La Boite A Sel. En effet, elle m'a confié la musique et je dois avancer la dessus. 
Enfin nous avons terminé la saison de Mistinguett au Comédia. Et nous fûmes émus, tous et toutes. Puis nous perdîmes l'une d'entre nous. La troupe est en deuil. 
J'avoue une certaine fatigue due à cet événement tragique. Je jouais deux fois mon répertoire en concerts, cette semaine, une en trio, une en solo et pensais à tout ceci. L'été commence d'une façon étrange. 

mercredi, juin 17, 2015

CARTES POSTALES D'ETE






Voici toute une série de cartes postales uniques, dessinées à la main, que j'ai préparées pour vos vacances. En les commandant vous pouvez tenter de préciser quel dessin vous souhaitez, en décrivant la scène, mais vous pouvez aussi tenter le hasard et la loterie. A vous de voir. Elles sont disponibles à l'unité. 






 





lundi, juin 08, 2015

Mai Play, Mai Mistinguett, Mai Revue, mai Comics

Le mois de Mai aussi fut intense. Tout d'abord j'ai passé trois semaines au Quebec, en tournée avec la compagnie La Boite a Sel pour le spectacle Play. Nous avons joué 24 fois le spectacle, et ce à Sherbrooke, Quebec et Montreal. Trois ans auparavant c'est dans cette dernière ville que nous trouvions la quasi totalité des ingrédients de Play. Ce fut donc marquant de retourner là bas. De retour en France, la compagnie continuait la tournée du spectacle, mais avec l'équipe des remplaçants. Pour ma part j'opèrais un retour au bercail avec la reprise de mon poste dans le spectacle Mistinguett au Comédia, après trois semaines assurées par mes remplaçants en alternance. Depuis le Quebec, j'eus le temps de me tenir au courant de ce qu'il se passait en mon absence sur les projets qui me concernent. Mistinguett se passait bien, la promo de mon nouvel album aussi, les blind test que nous présentons Sophie Marie Larrouy et moi au Petit Bain en alternance hebdomadaire aussi, et les concerts de Victorine ou Carmen Maria Vega également. J'envoyais mes planches de strips et de comics au site belge Radio Rectangle et tout se fit normalement. J'eus aussi à observer de loin les répétitions de ma deuxième Revue que j'organisais à distance à la Mécanique Ondulatoire. Ce fut une chouette soirée également. Un backing band formé de Victor Peynichou, Blandine Millepied, Batist, Magic Doud, Raphael Léger, accompagnait avec brio Rosy Boop, Gaspard Royant, Carmen Maria Vega, Joseph Fisher, Michelle Blades, Victorine et moi même. Cléa Vincent ne put venir, finalement. Le lendemain de cette Revue, je jouais à France Inter accompagné par Cléa Vincent, Raphael Leger, Blandine Millepied et Batist, pour deux titres de mon nouvel album. J'ai pu continuer à présenter mes blind tests au Petit Bain et reprendre le micro des open mics du Pop In avec mon ami Ollie Joe également. Mai fut aussi pour moi le passage du 10e au 2e arrondissement avec un déménagement musclé.
Juin sera plus calme. Je vais pouvoir boire des cafés en terrasse. Plus ou moins.
Ciao

jeudi, mai 07, 2015

avril intense

Avril fut intense. Nous nous en doutions, le spectacle Mistinguett est reparti avec une vivacité importante. La troupe s'était préparée à ce que les informations arrivent dans l'urgence, du au changement à l'intérieur du dispositif de production. Le 2 avril nous nous sommes remis au répétitions. J'étais ravi de revoir cette équipe de talents, à laquelle je me suis beaucoup attaché. J'avais du pain sur la planche car il fallait répéter, prendre des notes pour mon doublon, Sebastien Collinet, ainsi que pour notre remplaçant de dernière minute, Noé, qui jouera à notre place quand ni Seb ni moi ne pourront, les plannings des uns et des autres s'étant telescopés de façon hasardeuse. J'avais prévu que cela arriverait. Le printemps est toujours, pour nous musiciens, une période de flou et d'imprévus. Je savais que je devais partir en tournée avec le spectacle PLAY et que le spectacle Mistinguett démarrerait en même temps. J'avais contacté Noé en janvier, en cas. 
Avril était aussi pour moi  le moment de sortir mon nouvel album "KIM sings the blues at Midnight Special Records"accompagné de la release party fin avril. Ce qui ajoutait des répétitions en plus. Le 13 avril je sortais donc mon nouvel album, puis le 17 nous donnions la première de Mistinguett, nouvelle version, au Comedia. 
Pour mon nouvel album j'ai ce coup ci le concours d'une attachée de presse, Maud. Je n'ai pas eu d'attachée de presse depuis 2011. L'accueil se passe bien. Quelques chroniques commencent à tomber. 
Le 17 nous commencions donc les représentations de Mistinguett. Je joue désormais en plus du banjo, de la batterie, de l'accordéon et des choeurs, deux autres instruments: de la guitare électrique et du trombone. Certes, seulement deux notes de trombone, pour un gag, mais je tente tout de même d'apprendre.
En parlant de leçon, j'ai commencé à prendre des cours de chant. 
Le 25 avril je donnais la release party de mon nouvel album en compagnie d'un back band encore différent avec Cléa Vincent, Malvina Meinier, Doc Lou, Foucault de Kergorlay, Raphael Leger, simon Benesch, Maruis Duflot, Victor Peynichou. J'ai passé un agréable moment. Je chantais et m'accompagnais parfois d'un banjolélé et d'un steel guitar. J'avais une table qui était restée sur scène, dans cet endroit de théatre qu'est La Loge et cet accessoire m'a inspiré toutes sortes de conneries. 
Trois jours plus tard je partais pour le Quebec.
Mai sera encore différent. 
Ciao

lundi, mars 23, 2015

des mois sans blog?

Je n'ai presque rien écrit dans le blog depuis début novembre. J'ai simplement manqué de temps. A ce moment là, j'étais en plein dans mon rôle de musicien pour la comédie musicale Mistinguett. Et nous arrivions bientôt à la période la plus copieuse, celle des fêtes de fin d'année. Nous avons joué cinq fois par semaine au Casino de Paris jusqu'au 18 janvier, car il y'eut des prolongations. De plus, les semaines de fêtes, nous jouions sept fois par semaine. Le spectacle durait deux heures et demi, avec une pause de vingt minutes au milieu. J'aurai des tonnes d'anecdotes à raconter sur cette expérience, et en ce moment même j'attends de savoir quelle sera la suite de tout ceci. J'ai rencontré une troupe merveilleuse. Les danseurs m'ont convaincu qu'ils avaient une science du plateau et de la scène en général très en avance sur l'expérience des musiciens. Ils sont la géolocalisation incarnée. L'empathie maximale, la bienveillance par excellence. Ils m'ont tant appris que je vais devoir digérer tout ceci avant de tenter de l'utiliser. Mais pour le moment je reste impressionné. Les comédiens aussi m'ont fasciné. Leur concentration est un encrage dans le présent tel que nous, musiciens, ne savons pas faire. Ils sont à la seconde même du moment où ils jouent cette seconde, là où nous, musiciens, restons focaliser sur ce temps absurde et intrigant qui se situe pile entre le temps chrono, le temps souvenir et le temps anticipé. Les comédiens, eux, ont une science du présent intrigante. J'ai pris des cours, avec l'un d'entre eux. Je me pose des questions. Je suis troublé. Les musiciens, eux, m'ont beaucoup appris. Particulièrement Pascal Balzano, musicien de cirque, de plateaux télé et de studio, brillant, à la justesse et au placement implacable, mélangés à une détente déconcertante. Léonard Le Cloarec, saxophoniste à la musicalité lyrique et gourmande m'a aussi beaucoup appris. Cette rencontre avec ce crew de musiciens à été également très forte. Le jeu dans une troupe si importante, et dans une grosse production aussi, m'a appris énormément. Je me sentais par ailleurs, quelque part, dans mon élément, car tout ceci me rappelait l'expérience musicale d'avoir joué des heures et des soirées entières au Franchouillard, à Bordeaux, il y'a dix ans, pendant quelques années, avec Cocktail Bananas. La camaraderie musicale est puissante dans ces zones de spectacles de l'extrême, où le physique doit être constamment au diapason de l'affect sans jamais se répandre. J'aime ces ambiances. J'ai pu connecter tout un tas de choses, qui, je dois bien m'en rendre compte, se sont déconnectées au contact d'un écosystème pop parfois difficile à intégrer, parano qu'il est, en carence émotionnelle continue, en espérance d'on ne sait trop quoi. Souvent toxique, continuellement en recherche par ailleurs, donc excitant d'une autre façon. Cet espace que l'on appelle "indie pop", ou "alternative", n'est pas simple. Et passer du temps ailleurs, dans des zones où la musique est pensée autrement, me fait un bien incroyable. 
En même temps que Mistinguett, je publiais un double disque compilant mes singles entre 1994 et aujourd'hui "Lost Mambos...". Puis en janvier un album chez Equilibre Fragile, "banjo tape". Celui ci je l'enregistrais durant l'automne en même temps qu'un autre album "KIM sings the blues at Midnight Special Records" au studio du label du même nom. L'album sort le 13 avril. 
Il y'eut tant de choses depuis novembre. Ces concerts en trio rock aussi, que je tentais de monter, en salopettes blanches. J'ai aussi enregistré une séance avec mes chansons rock. Sans savoir ce qu'elle deviendra. Puis j'enchainais directement après la fin de Mistinguett pour une séance d'enregistrement avec Carmen Maria Vega, un remix de Luce et des dessins pour ma nouvelle exposition. Je recommençais aussi des dates avec le spectacle PLAY, en pleine reprise de rôle féminin. Puis j'animais tout de même mes blind test au Petit Bain. 
Je fis tout ceci, puis tentais enfin de me reposer il y'a une semaine. En vain. 
J'en raconterai plus, en détail, bientôt.

Ciao